Ayakkabı boyacısının fırça numarası

12 Şub

Bu hikayeyi İstanbul’a gelen birkaç turist arkadaşımdan duydum. Geçen gün Eminönü’nde aynı olaya şahit olduktan sonra onunla ilgili kısa bir yazı yazayim dedim. Yabancı tipiniz yoksa veya bu şehirde hiç turist olmadıysanız nereden haberiniz olacak ki, ayakkabı boyacılarının fırça numarasından?

Turist, turistik bir yerde yürüyor. Boyacı, boya sandığıyla birlikte önüne geçiyor. O sırada boyacının fırçası yere düşüyor. Boyacı, bunu fark etmemiş gibi yürümeye devam ediyor. Turist bunu görünce fırçayı yerden alıyor ve boyacının peşinden koşuyor. Boyacı fırçasını görünce çok seviniyor, on kere “thanks” edip turistin ayakkabılarını göstererek, “free” yani “bedava” boyamak istiyor. Turist kabul etmeyebilir ve numara burada bitebilir. Ama kabul ederse hikayenin devamı belli: boyacı işin sonunda parasını isteyecek. Turist reddederse boyacı kızacak ve sonunda turist, olay çıkarmamak için cüzdanını çıkaracak. İşte İstanbul’un ayakkabı boyacılarının fırça numarası.

Bu hikayeyi anlatan bir arkadaşım, boyacıya yirmi lira ödedi! Anlatınca çok kızgındı: hem adamın fırça numarasını yedi, hem de ona on kat fazla para verdi. Haklı tabii de… Bence böylesi durumlarda, “beni bir kez kandırırsan bu senin ayıbın, beni iki kez kandırırsan bu benim ayıbım”!

Foto: garycycles7, Flickr, CC

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3 Yanıt to “Ayakkabı boyacısının fırça numarası”

  1. akgonul Şubat 12, 2012 12:40 pm #

    Pour une fois… je ne suis pas d’accord avec l’approche.

    Nous sommes, toutes et tous, en France comme en Turquie, abusés constamment, sans aucune créativité, d’une manière répétitive, par des banques, opérateurs de téléphonie, chaines télévisées… qui nous prennent tous pour des demeurés et on tombe à chaque fois dans le panneau. Le Firça numarasi me semble totalement innocent, voire naïf voire même avec une pointe d’imagination espiègle.

    D’autant que d’habitude, à la fin de ce “numara” le boyaci en question ne “réclame” pas d’argent, celui qui se laisse faire donne tout naturellement sans que le boyaci ne se “fâche”. Je préfère de loin, l’inventivité d’un “quêteur” dans le métro parisien aux discours de marketing formaté dans les écoles de commerce bidon pour me fourguer la énième assurance.

    • Fransız kaldım Şubat 12, 2012 1:07 pm #

      Il n’y a aucune comparaison, je ne vous le fais pas dire! Au moment où j’écris ces lignes, je reçois l’un des quatre ou cinq messages quotidiens de mon opérateur téléphonique me promettant encore une “süper kampanya”. Ici, je me moque plutôt gentiment de ceux qui, comme mon ami, se laissent complètement avoir et s’en prennent au boyaci plutôt qu’à eux-mêmes (20 liras pour un coup de cirage, quand même!)

    • Memodevo Şubat 21, 2012 6:34 pm #

      Ce petit billet tombe bien car il y a quelques jours de cela, avec des amis on parlait des ruses des cireurs de chaussures à Istanbul.

      Je mets en doute l’innocence de ce “numara”. Comparé à d’autres ruses, il l’est peut-être un peu car il y a mieux (ou pire). D’ailleurs, les autochtones n’en sont pas épargnés, bien au contraire.

      Certains cireurs (sur un “vapeur” par exemple) vont venir à l’improviste mettre un doigt de cire sur votre chaussure, le travail étant déjà entamé difficile de refuser ! :-) Attention, vous n’avez même pas discuté du prix. Donc s’il vous annonce 20 livres, il ne faudra pas être etonné. Et si jamais c’est un petit gars qui renifle de la colle (tinerci), gare à vous ! Avec son petit couteau, il pourra vous dissuader de négocier… :-) Mais bon, il ne faut pas en faire une paranoïa, ce genre de pratique reste l’exception et tout cireur n’est pas forcément un escroc…

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